Page:Fauche - Le Mahâbhârata, tome 2.djvu/163

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


» Quand nous aurons, nous ! reçu de tout cela, vu le swayamvara et joui de la fête, nous irons où bon nous semblera. 6939.

» On y verra affluer des acteurs, des poètes, des chanteurs, des conducteurs de chars, des bardes et des athlètes à la grande vigueur. 6940.

» Après que vous aurez satisfait ainsi votre curiosité, vu et reçu, magnanimes, vous vous en retournerez avec nous. 6941.

» La belle Krishnâ, vous ayant vu assister à sa fête, vous, qui tous êtes admirables à voir et qui portez la beauté des Dieux, choisira peut-être un de vous pour son époux. 6942.

» Tu as là un de tes frères homme vigoureux, et d’une admirable beauté. Si on le mettait aux prises avec des lutteurs, on ne peut douter qu’il n’y gagnât de grandes richesses. » 6943.

« Soit ! répondit Youddhishthira. Eh bien ! nous irons tous en votre compagnie voir cette grande fête et le swayamvara de la jeune princesse. » 6944.

À ces mots, continua le narrateur, les fils de Pândou s’acheminent, Djanamédjaya, vers le pays des Pântchâlains méridionaux, que le roi Droupada tenait sous sa protection. 6945.

Ensuite, les héroïques Pândouides virent alors paraître au milieu d’eux l’anachorète Dvvaîpâyana, exempt de péché, à l’âme pure, à la grande âme. 6946.

Après les révérences faites et rendues par eux et par lui, ayant obtenu congé à la fin de l’entretien, le héros de continuer leur voyage, à petites journées, vers le palais de Droupada, arrêtant çà et là leur passagère habi-