Page:Fauche - Le Mahâbhârata, tome 2.djvu/162

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


Les brahmanes dirent :

« Allez dès aujourd’hui chez les Pântchâlains. Il y aura un grand swayamvara dans le palais de Droupada, avec une distribution de très-abondantes richesses. 6929.

» C’est à cet endroit même que nous allons, ne formant qu’une seule caravane ; car il y aura là une fête magnifique, semblable à une merveille. 6930.

» La fille du magnanime Yajnaséna, qu’on appelle aussi Droupada, est née du milieu de l’autel : c’est une princesse admirable, illustre, bien délicate, au corps sans défaut, aux yeux couleur des pétales du lotus bleu, la sœur de Dhrishtadyoumna, le radieux ennemi de Drona ; 6931-6932.

» Lui, ce héros aux longs bras, qui est né avec une cuirasse, portant un cimeterre, tenant un arc et des flèches, semblable au feu, dans un feu très-flamboyant. 6933.

» Draâupadî est sa sœur à la taille svelte, au corps sans défaut, de qui le parfum égal à celui du lotus bleu se fait sentir à la distance d’un kroça. 6934.

» Nous allons voir cette fille d’Yajnaséna, qui a fixé le moment, où elle choisira un époux, et cette grande, divine fête du swayamvara. 6935.

» On y verra accourir des rois et des fils de rois, des sacrificateurs aux riches honoraires, des étudiants en Védas, purs, magnanimes, fermes dans leurs vœux, des jeunes gens admirables, venus de maintes contrées, et des monarques aux grands chars, consommés dans la pratique des armes. 6936-6937.

» Là, ces potentats distribueront maints différents dons : de l’or, des vaches, des aliments et toutes sortes de jouissances. 6938.