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Râmâyana réduit, la quintessence des neuf tomes in-18, condensée en deux simples volumes, édition des dames, des gens du monde et des jeunes collégiens ; idée heureuse de M. Michelet, complètement approuvée de M. Barthélémy Saint-Hilaire.

Voici quelle importante solution nous demandait cet intéressant problème.

Soumettre Vâlmîki à la recension, que les diaskévastes ont fait respectueusement subir au divin Homère ; convertir une autre espèce d’Iliade au temps de Pisistrate en une sorte d’Iliade aux jours de l’école d’Alexandrie ; expulser du poème, sans lui enlever rien d’essentiel, une foule d’intrusions parasites ; faire d’une lecture à la marche entravée, fatigante, alanguie, une lecture attachante, dégagée, remplie d’intérêt ; montrer un dessin net, régulier, correct dans un plan, que, de siècle en siècle et de contrée en contrée, avaient défiguré les successives interpolations et les superfétations quelquefois rebutantes des calligraphes et des rapsodes.

Nous l’avons tenté : avons-nous réussi ? C’est à vous de lire comme c’est à vous de prononcer.

Dirons-nous ensuite que nous, homme, de qui les vains désirs ont si peu tourmenté la vie, nous avons pensé à solliciter le fauteuil, que la mort de M. Ampère laissait vacant au sein de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres ! Il nous a donc fallu nous résigner encore à jeter au vent de stériles visites quelques fécondes parties de ce temps si pré-