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Asouras, des hommes, des Gandharvas, des Nâgas ou des Rakshasas. » 4410.

Le premier nom, que ce fils de Kountî porta sur la terre, fut celui de Vasoushéna ; ensuite, il fut appelé Karna, et cette dernière action lui fît donner le nom de Vaîkartana.

Prithâ aux grands yeux, la fille de Kountibhodja, continua le narrateur, était une femme aux grandes observances, bien douée des qualités de la forme et du caractère, un bosquet de vertus. 4411-4412.

Certains rois demandèrent la main de cette illustre vierge, riche de jeunesse et de beauté, possédant au plus haut degré les qualités de la femme. 4413.

Mais la princesse fut donnée par le roi Kountibhodja, son père, dans un swayamvara, où furent invités les monarques des hommes, ô le plus vertueux des rois. 4414.

L’intelligente fille remarqua Pândou, le souverain des souverains, le plus vertueux des Bharatides, assis sur l’amphithéâtre au milieu de ces princes ; 4415.

Pândou à la vaste poitrine, à la grande force, aux yeux de taureau, à la fierté de lion, effaçant, comme le soleil, les splendeurs de tous les rois. 4416.

À la vue de Pândou, le plus excellent des hommes, qui se tenait sur l’amphithéâtre dans l’assemblée des rois comme un second Indra, la belle et charmante fille de Kountibhodja sentit se troubler son cœur. 4417.

Alors Kountî, l’âme pour la première fois agitée, tout le corps enveloppé d’amour, suspendit, en rougissant de pudeur, sa guirlande sur l’épaule du roi. 4418.

Dès qu’ils virent Pândou honoré par ce choix de Kountî, les rois s’en allèrent tous, comme ils étaient venus, sur des chevaux, des éléphants ou des chars. 4419.