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Quand il en passe un par chez nous, fût-il de troisième grandeur, nous sommes ravis. Il ne nous dérange pas. C’est nous qui nous dérangeons considérablement pour aller le voir. Nous ne pouvons pas nous passer de quelque chose ou de quelqu’un qui ressemble à Louis XIV.

Quand nous avons secoué une monarchie devenue détestable par sa manière d’administrer le pays, il y eut deux phases. D’abord nous sommes restés royalistes, nous avons conservé le loyalisme personnel. Nous avons inventé la « démocratie royale » de 1789-1791, c’est-à-dire une égalité civile et politique et un système parlementaire, sous un roi, sous le roi héréditaire. Nous tenions au roi. Il n’y avait pas cent républicains en France en 1790.

Ensuite, quand nous nous sommes détachés du roi considéré comme traître au pays, nous sommes devenus républicains, mais si monarchistes encore que nous avons entendu par république une simple transposition de la monarchie. Tout ce qui était au roi, nous l’avons simplement donné au peuple ; tout ce qui était de roi, nous l’avons fait de peuple, et il n’en a été que cela. L’omnipotence royale est devenue l’omnipotence populaire, la souveraineté nationale ; l’omniscience royale est devenue l’omniscience populaire et cette idée que le gouvernement choisi par le peuple doit penser, croire et dogmatiser par tout le monde ; l’omnipossession royale est devenue l’omniposses-