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qui se trouvent avec le monde catholique, simplement parce qu’ils sont contre les jacobins. D’accord. Et rien ne prouve précisément combien en France il y a peu de libéraux qui soient libéraux par libéralisme, qui soient libéraux parce qu’ils sont libéraux, comme cette nécessité où les voilà, s’ils veulent lutter, s’ils veulent faire quelque chose, de se ranger parmi des hommes ou à côté d’hommes qui ne sont pas libéraux le moins du monde, encore que fils de ceux qui ont enseigné les Droits de l’homme à l’univers.

Mais que les nécessités de la lutte soient telles, ce n’est pas du tout une raison pour renoncer au libéralisme, surtout si, au lieu d’être un « vague libéralisme », dont, certes, je ne voudrais pas, il est un libéralisme très précis. Ce n’est pas du tout une raison pour dire : « Il n’y a plus de libéraux. Il n’y a plus que des catholiques et des jacobins. Il ne doit plus être question de libéralisme. Il ne doit plus être question que de jacobinisme et de catholicisme. »

Jamais, pour mon compte, je ne dirai cela. Je dirai toujours : « La liberté, c’est la vérité. C’est la vérité sociale, du moins aux temps modernes ; et pour mille raisons que j’ai dites, les temps anciens ne peuvent pas revenir. La liberté, c’est la condition du développement normal de l’individu ; et la liberté c’est la condition du développement normal de la nation. Je suis libéral. Un point ; c’est