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que l’idée religieuse est la condition ou plutôt le fondement de ce qu’on enveloppe sous le nom de Droits de l’homme. »

Il y a, comme dans tout ce qu’écrit M. Ferdinand Brunetière, autant d’idées et d’idées importantes que de lignes dans cette « position de la question ». Il faut détailler et procéder par ordre.

En théorie, d’abord, je reconnais qu’il est parfaitement vrai que l’idée religieuse est le fondement de ce qu’on enveloppe sous le nom de droits de l’homme. C’est certainement le christianisme qui a fondé les droits de l’homme ; je l’ai assez répété, et ce qui m’assure davantage, c’est que Taine l’avait dit avant moi, et ce qui m’assure plus encore, c’est que Montesquieu l’avait dit bien avant Taine. Au fond, si les radicaux ont horreur des Droits de l’homme, c’est d’abord parce qu’ils sont despotistes de doctrine et despotiques de tempérament ; mais c’est aussi parce qu’à travers les Droits de l’homme ils poursuivent le christianisme qui les a fondés et qui les a jetés à travers le monde. Cela me paraît parfaitement juste.

En pratique aussi, si l’on se place sur le terrain de lutte et de bataille, la question est bien posée. Il est évident qu’en fait « la lutte » est entre le jacobinisme avec ses alliés imprudents (protestants, juifs, etc.) d’une part, et d’autre partie catholicisme avec ses alliés d’un jour, libéraux, modérés, etc.,