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sera très analogue à une compagnie de chemins de fer. Elle aura de grandes lignes et elle commencera par là, et elle constituera un grand réseau ; puis, dans les pays trop pauvres pour se donner même de petites lignes, elle en établira, son intérêt étant de servir tout le pays et de faire communiquer entre elles toutes les parties du pays. Elle aura un budget, un corps d’employés, des chefs de ces employés, une hiérarchie, un règlement, une discipline, des propriétés.

Ici une difficulté grave. Ces propriétés sont d’une espèce particulière. Elles ne sont ni propriétés de l’Etat, ni propriétés individuelles ; elles sont propriétés d’une corporation qui ne meurt pas, qui par conséquent ne transmet pas et qui par conséquent ne paye point à l’Etat les droits de mutation, de donation, etc. Perte pour l’Etat. C’est la question des biens de mainmorte. Elle n’est pas très difficile à résoudre. Pour que l’Etat ne perde point sur les biens de cette sorte, il n’y a qu’à savoir ce qu’une propriété particulière, transmise de père en fils, ou de donateur à donataire, rapporte en moyenne, en cinquante ans, à l’Etat. Ce qu’elle rapporte à l’Etat, ce qui est très facile à savoir, vous exigez, et c’est bien votre droit, vous exigez que la propriété de mainmorte le rapporte pareillement à l’Etat, et vous frappez le bien de mainmorte d’un impôt établi sur cette base. Cela fait, votre droit s’arrête et je ne