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cultes religieux. Ces principes étant posés, si l’on ne paye pas les Eglises, ce que, non seulement j’accepte, mais je demande, il faut leur permettre d’exister par elles-mêmes ; et si on leur permet d’exister par elles-mêmes, elles ne peuvent être que des associations, des congrégations, des agrégations, des groupements comme on voudra les appeler ; mais, sous quelque titre qu’elles se donnent ou qu’on leur donne, ce seront toujours des congrégations.

Et c’est ce que sait très bien le parti radical qui, d’abord veut supprimer les Eglises d’Etat, et puis, se trouvant en face de ces mêmes Eglises devenues libres, leur dira : « Mais vous êtes des congrégations ! Je vous supprime. » C’est ce que ne permettent pas les textes des Déclarations des droits et les principes libéraux. D’après les textes des Déclarations et les principes libéraux, les citoyens qui ont une commune doctrine religieuse « se réunissent paisiblement « , ils « exercent leurs cultes », donc ils se réunissent paisiblement plusieurs fois, souventes fois, indéfiniment ; ils payent les frais du culte ; donc ils ont une caisse, un budget d’Eglise. Voilà une association religieuse, qui est active et possédante ; voilà une congrégation.

Cette congrégation, doit-on permettre qu’elle se développe sur toute la surface du territoire ? Mais, évidemment. D’abord, où fixerez-vous la limite ? Direz-vous : « Nous permettons une église par