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former. — Maintenant vous êtes libres sous la suprématie absolue de l’Etat. »

C’est-à-dire : Article I : il n’y aura plus d’Eglises sous aucune forme. — Article II : elles seront libres.

Car il n’y a pas d’autre façon d’exister pour une Eglise que d’être payée par l’Etat ou d’être une congrégation qui a des biens et qui en vit. Si, d’une part, on ne la paye pas et si d’autre part on ne lui permet pas de se former en association qui reçoive des dons et qui en vive, tout simplement on décrète qu’elle n’existera pas. Il est même inutile d’ajouter « qui reçoive des dons et qui en vive ». Si d’une part on ne paye point les Eglises et si d’autre part on leur interdit de se former en associations, on décrète qu’elles n’existeront pas. Et en effet, qu’il n’y ait plus d’Eglises en France, c’est bien ce que veut le parti radical, et c’est ce qu’il dit, en style obscur, je ne sais pourquoi ; mais c’est ce qu’il dit. Il est antireligieux et c’est son droit ; et il est absolutiste et c’est son habitude depuis un siècle et demi. Il dérive du Contrat social.

La solution libérale, la « formule libérale décisive » est, naturellement, un peu différente. Les Déclarations des Droits de l’homme et du citoyen réclament et proclament : 1° la liberté de s’assembler paisiblement, d’où nous avons vu que la liberté d’association découle nécessairement, puisque la liberté d’association n’est que la liberté de réunion prolongée et répétée ; 2° le libre exercice des