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TROISIÈME PARTIE.
LA MAISON DE GELDBERG.




CHAPITRE ier
LA SECONDE LETTRE.


Le chevalier de Reinhold, au premier mot du fils du diable, avait fouillé dans sa poche machinalement, et comme d’instinct, puis la conscience de ce qu’il cherchait lui était venue.

— La lettre ! s’écria-t-il ; qu’ai-je donc fait de la lettre !…

— Quelle lettre ? demanda Mira.

Le chevalier continuait de retourner ses poches.

— Je n’ai pas rêvé cela pourtant ? murmura-t-il ; il y avait bien deux lettres, une de Paris et l’autre de Francfort ; une de Bodin et l’autre de Verdier !…

Il cherchait et ne trouvait point.

Au nom de Verdier, une imperceptible ride s’était creusée entre les sourcils de M. de Rodach.

— Je ne me suis pas pressé d’ouvrir cette lettre de Verdier, reprit Reinhold, — parce que je sais par cœur d’avance tout ce qu’il peut me dire… il a fait une besogne, il m’en réclame le prix : c’est trop juste…