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CHAPITRE II.
LES QUATRE CARRÉS.


Le vieux dandy au paletot blanc et son compagnon semblaient, dans ces environs du Temple, fort éloignés de leur centre. Verdier ne pouvait évidemment habiter que les abords du Palais-Royal. Sa patrie était l’un des estaminets fameux de ce brillant séjour. Son domicile, moins somptueux, devait être quelque mansarde garnie dans la rue Traversière ou la rue Pierre-Lescot.

Le chevalier avait un parfum très-prononcé de la Chaussée-d’Antin et de la Bourse.

Ils s’étaient rencontrés là, néanmoins, le plus naturellement du monde. Le pauvre Verdier avait tous ses fournisseurs au Temple. Le chevalier n’était pas sans y avoir lui-même quelques intérêts. En outre, il faut passer par le Temple pour se rendre du boulevard de Gand à la rue de Bretagne.

Le chevalier se rendait très-fréquemment à la rue de Bretagne.

Ce fut de ce côté qu’il se dirigea en quittant Verdier, lequel s’en alla quelque part où l’on jouait la poule.

Le chevalier, lui, s’arrêta devant un vieil hôtel formant l’angle des rues de Saintonge et de Bretagne. Il demanda madame la vicomtesse d’Audemer…

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