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Page:Erckmann-Chatrian - L’Ami Fritz.djvu/334

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L’AMI FRITZ.

en touffes autour de son front rouge, — parut dans l’allée, sans rien dire, et entra tout de suite dans la chambre.

Orchel et Katel le suivaient.

Il regarda d’abord Fritz, puis il prit le pouls, les yeux fixés au pied du lit, comme un vieux chien de chasse en arrêt devant une caille, et au bout d’une minute il dit :

« Ce n’est rien, le cœur galope, mais le pouls est égal… ce n’est pas dangereux… Il lui faut une potion calmante, voilà tout. »

Seulement alors la vieille servante se mit à sangloter dans son tablier.

Kipert se retournant, demanda :

« Qu’est-il donc arrivé ? mademoiselle Katel.

— Rien, fit la grosse fermière ; nous causions tranquillement, quand il est tombé. »

Le vieux médecin, regardant de nouveau Kobus, dit :

« Il n’a rien… une émotion… une idée ! Allons… du calme… ne le dérangez pas… il reviendra tout seul. Je vais faire préparer la potion moi-même chez Harwich. »

Mais comme il allait sortir et jetait un dernier regard au malade, Fritz ouvrit les yeux.

« C’est moi, monsieur Kobus, dit-il en reve-