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Page:Erckmann-Chatrian - L’Ami Fritz.djvu/270

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L’AMI FRITZ.

tenir au coin du feu, et celles qui regardent les Prussiens, ne valent pas la peine qu’on s’en occupe. Mais tenez, voici vos habits, il n’en manque pas. »

Fritz se mit à contempler sa garde-robe, et, au bout d’un instant, il dit :

« Cette capote à collet de velours noir me donne dans l’œil, Katel.

— Que pensez-vous, monsieur ? s’écria la vieille en joignant les mains, une capote pour aller avec une chemise à jabot !

— Et pourquoi pas ? l’étoffe en est magnifique.

— Vous voulez être habillé, monsieur ?

— Sans doute.

— Eh bien prenez donc cet habit bleu de ciel, qui n’a jamais été mis. Regardez ? »

Elle découvrait les boutons dorés, encore garnis de leur papier de soie :

« Je ne me connais pas aux nouvelles modes ; mais cet habit m’a l’air beau ; c’est simple, bien découpé ; c’est aussi léger pour la saison, et puis le bleu de ciel va bien aux blonds. Il me semble, monsieur, que cet habit vous irait tout à fait bien.

— Voyons, » dit Kobus.