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Page:Erckmann-Chatrian - L’Ami Fritz.djvu/24

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L’AMI FRITZ.

— Bah ! disait Fritz, penché sur la rampe et les joues épanouies de plaisir, tu reviendras demain.

— Jamais !

— Demain, David ; tu sais, la bouteille est encore à moitié pleine. »

Le vieux rabbin remontait la rue à grands pas, marmottant dans sa barbe grise, et Fritz, heureux comme un roi, renfermait la bouteille dans l’armoire et se disait :

« Ça fait la vingt-troisième ! Ah ! vieux posché-isroel, m’as-tu fait du bon sang ! »

Le lendemain ou le surlendemain, David revenait à l’appel de Kobus ; ils se rasseyaient à la même table, et de ce qui s’était passé la veille, il n’en était plus question.