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Page:Erckmann-Chatrian - L’Ami Fritz.djvu/215

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XIII



Dieu sait à quelle heure Fritz s’endormit cette nuit-là ; mais il faisait grand jour lorsque Katel entra dans sa chambre et qu’elle vit les persiennes fermées.

« C’est toi, Katel ? dit-il en se détirant les bras, qu’est-ce qui se passe ?

— Le père Christel vient vous voir, monsieur ; il attend depuis une demi-heure.

— Ah ! le père Christel est là ; eh bien ! qu’il entre ; entrez donc, Christel. — Katel, pousse les volets. — Eh ! bonjour, bonjour, père Christel, tiens ! tiens, c’est vous ! » fit-il en serrant les deux mains du vieil anabaptiste, debout devant son lit, avec sa barbe grisonnante et son grand feutre noir.