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Page:Erckmann-Chatrian - L’Ami Fritz.djvu/125

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VIII



Après midi, Kobus se rendit à la brasserie du Grand-Cerf, et retrouva là ses vieux camarades, Frédéric Schoultz, Hâan et les autres, en train de faire leur partie de youker, comme tous les jours, de une à deux heures, depuis le 1er janvier jusqu’à la Saint-Sylvestre.

Naturellement ils se mirent tous à crier : « Hé ! Kobus… Voici Kobus ! »

Et chacun s’empressa de lui faire place ; lui, tout riant et jubilant, distribuait des poignées de main à droite et à gauche. Il finit par s’asseoir au bout de la table, en face des fenêtres. La petite Lotchen, le tablier blanc en éventail sur sa jupe rouge, vint déposer une chope devant lui ; il la prit, la leva gravement entre son œil et la lumière,