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Page:Erckmann-Chatrian - L’Ami Fritz.djvu/109

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VII



Malgré tout le plaisir qu’avait eu Fritz à la ferme, ce n’est pas sans une vive satisfaction qu’il découvrit Hunebourg sur la côte en face. Autant tout était humide dans la vallée le jour de son départ, autant alors tout était sec et clair. La grande prairie de Finckmath s’étendait comme un immense tapis de verdure, des glacis jusqu’au ruisseau des Ablettes, et, tout au haut, les grands fumiers de cavalerie du Postthâl, les petits jardins des vétérans, entourés de haies vives, et les vieux remparts moussus, produisaient un effet superbe.

Il voyait aussi, derrière les acacias en boule de la petite place, près de l’hôtel de ville, la façade