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Tout cela, comme disait le sergent Pinto, n’était encore que le commencement de la fête, car la danse allait venir.

En attendant, nous faisions le service de la citadelle avec un bataillon du 27e, et, du haut des remparts, nous voyions tous les environs couverts de troupes, les unes au bivac, les autres cantonnées dans les villages.

Le 18, en revenant de monter la garde à la porte de Warthau, le sergent qui m’avait pris en amitié me dit :

« Fusilier Bertha, l’Empereur est arrivé. »

Personne n’avait encore entendu parler de cela, et je lui répondis :

« Sauf votre respect, sergent, je viens de prendre un petit verre avec le sapeur Merlin, en planton la nuit dernière à la porte du général, il ne m’a rien raconté de ces choses. »