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Page:Erckmann-Chatrian - Contes et romans populaires, 1867.djvu/604

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LE VIOLON DU PENDU.

Erckmann - Chatrian - Contes et romans populaires, 1867 p614.jpg
Le Violon du pendu.


bouclant son sac sur ses épaules et prenant son bâton.

— Vous nous devez une prière à la chapelle de l’abbaye Saint-Biaise, dit l’homme d’un accent étrange, une prière pour l’âme de mon fils Melchior, le pendu… et une autre pour sa fiancée : Génovéva la folle !

— C’est tout ?

— C’est tout.

— Alors, adieu ; je ne l’oublierai pas. »

En effet, la première chose que fît Karl en arrivant à Fribourg, ce fut d’aller prier Dieu pour le pauvre bohème et pour celle qu’il avait aimée. — Puis il entra chez maître Kilian, l’aubergiste de la Grappe, déploya son papier de musique sur la table, et s’étant fait apporter une bouteille de rikevir, il écrivit en tête de la première page : « Le Violon du Pendu ! » et composa, séance tenante, sa première partition vraiment originale.


FIN DU VIOLON DU PENDU.