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Page:Erckmann-Chatrian - Contes et romans populaires, 1867.djvu/533

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ILLUSTRATIONS DE THÉOPHILE SCHULER.

LA MAISON FORESTIÈRE

par


ERCKMANN-CHATRIAN

Erckmann - Chatrian - Contes et romans populaires, 1867 p543.jpg
« Que pensez-vous de l’âme universelle, monseigneur le chêne ? « (Page 2.)


I


Au bon temps de la jeunesse, dit Théodore, quand le ciel parait plus bleu, le feuillage plus vert, l’eau des torrents plus fougueuse et plus sonore, celle des lacs plus calme et plus limpide ; quand tout se revêt de grâces mystérieuses à nos regards, quand tout chante dans notre cœur et nous parle d’amour, d’art, de poésie ; à cet âge heureux, je parcourais seul les grands bois de Hundsrück.

Alors, je ne savais pas raisonner mes impressions, j’acceptais le bonheur sous toutes ses formes sans le discuter ; tout était doué