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Page:Erckmann-Chatrian - Contes et romans populaires, 1867.djvu/333

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ILLUSTRATIONS DE THÉOPHILE SCHULER.

L’AMI FRITZ

par


ERCKMANN-CHATRIAN

Erckmann - Chatrian - Contes et romans populaires, 1867 p343.jpg
On ne pouvait être plus content que l’ami Fritz. (Page 2.)


I


Lorsque Zacharias Kobus, juge de paix à Hunebourg, mourut en 1832, son fils Fritz Kobus, se voyant à la tête d’une belle maison sur la place des Acacias, d’une bonne ferme dans la vallée de Meisenthâl et de pas mal d’écus placés sur solides hypothèques, essuya ses larmes et se dit avec l’Écclésiaste : « Vanité des vanités, tout est vanité ! Quel avantage a l’homme des travaux qu’il fait sur la terre ? Une génération passe et l’autre vient ; le soleil se lève et se couche aujourd’hui comme hier ; le vent souffle au nord, puis il souffle au midi ;