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Page:Duru et Chivot - La Fille du tambour-major.djvu/9

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FRANCESCA.

Mais je ne vois pas venir la chanson…


STELLA.

Attendez donc… (Prenant un ton grave.) « Croiriez-vous, reprit mon père, que certains Italiens appellent à grands cris ces maudits Français qui, disent-ils, doivent délivrer le pays du joug étranger !… — Est-ce possible ?… — C’est comme je vous le dis… et tenez, j’ai là sur mon bureau plusieurs exemplaires d’une chanson… »


LORENZA.

Ah ! nous y voilà…


STELLA.

Oui… (Continuant.) « d’une chanson qui circule mystérieusement dans la ville… »


FRANCESCA, vivement.

Bon !… c’est celle que tu as là ?


STELLA.

Sans doute… j’en ai pris un exemplaire.


LUCREZIA.

Et qu’est-ce qu’elle dit cette chanson ?


LORENZA.

C’est donc bien terrible ?


TOUTES.

Dis-nous la… dis-nous la…


STELLA.

Je veux bien… Nous sommes seules… écoutez.

Petit Français, brave Français
Viens délivrer notre patrie,
Par les enfants de l’Italie,
Tu seras bien reçu…

La prieure parait au fond.