Ouvrir le menu principal

Page:Duru et Chivot - La Fille du tambour-major.djvu/27

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



Scène IX

Les Mêmes, MONTHABOR, et Plusieurs Soldats.


Monthabor a un tablier de cuisine, il tient à la main un saladier et des romaines ; des soldats, au nombre de quatre ou cinq, entrent après lui. Ils sont également en tabliers de cuisine, deux d’entre eux portent des tables, les autres des paniers renfermant de la vaisselle.


GRIOLET, à Monthabor.

Pourquoi ça, imbécile ?


MONTHABOR.

Parce que tu parles de mariage, clampin… (Lui donnant les romaines.) Tiens, épluche la salade. (Reprenant.) Le mariage… vois-tu, c’est pas toujours drôle… J’en sais quelque chose… attendu que j’y ai passé…


GRIOLET.

Vous, papa Monthabor ?


MONTHABOR.

Moi-même… (Aux soldats qui sont entrés avec des tables, leur montrant le milieu du théâtre.) Posez ça là… (Reprenant.) Tel que vous me voyez, j’ai allumé dans le temps les torches de l’hyménée…


CLAUDINE.

Ah bah !… Alors, vous êtes veuf ?…


MONTHABOR, prenant un papier de vaisselle des mains d’un soldat et le vidant.

Je suis veuf sans l’être… Autrement dit, je suis redevenu garçon sans avoir perdu ma femme…


GRIOLET, épluchant la salade.

V’là qu’est drôle !