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HECTOR, bas à sa femme, parlé.

Sois tranquille, je te rejoindrai.


PONTSABLÉ, joyeusement.
––––––––––Et maintenant
––––––––Prenons la chose gaîment,
–––––––––Partons sur-le-champ
–––––––––Partons pour le camp !

MADAME FAVART.
–––––––Avec mon père, souvent
–––––––J’ai visité plus d’un camp ;
–––––––Je vous garantis, vraiment,
–––––––Que c’est un endroit charmant !
––––––––––Après la guerre,
––––––––––Le militaire
––––––––––Aime à s’offrir
––––––––––Quelque plaisir ;
––––––––––Là, sous la tente,
––––––––––On rit, on chante,
––––––––––Rien de plus beau
––––––––––Que ce tableau !

SUZANNE.
––––––––––La vivandière
––––––––––Verse à plein verre
––––––––––Maintes liqueurs
––––––––––A nos vainqueurs.
––––––––––Puis la trompette,
––––––––––Tout à coup jette
––––––––––Dans tous les rangs
––––––––––Ses sons bruyants.
––––––––––La foule immense
––––––––––Soudain s’élance,
––––––––––Et le tambour
––––––––––Roule à son tour !

TOUS.
–––––––––Tambour et trompette
–––––––––Rapatataplan !
–––––––––La fête est complète ;
––––––––––Rien n’est brillant
––––––––––Comme le camp !