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PONTSABLÉ, essayant de se lever.
––––––––Mon époux ! Votre époux !

Huit petits marmitons entrent vivement portant des plateaux chargés de gâteaux, de bouteilles, de verres, de fruits etc.


LES MARMITONS, entrant et entourant Pontsablé.
––––––Pour que Bacchus le tienne en joie,
––––––Nous apportons à monseigneur
––––––D’excellents gâteaux de Savoie,
––––––Vins exquis et fine liqueur !

PONTSABLÉ, qui s’est relevé, furieux à Favart.
––––––Ce drôle est des plus négligents !
––––––Pourquoi laisser entrer ces gens ?

FAVART.
––––––Vous vous trompez, ce n’est pas moi,
––––––Ce qui les fit venir, je croi,
–––––––C’est ma petite sonnette,
–––––––Ma sonnette mignonnette.

TOUS.
––––––––––C’est la sonnette !…
ENSEMBLE.

FAVART.
––––––Je vous le dis et c’est certain,
––––––Le coupable c’est la sonnette,
––––––Ils sont accourus au tin, tin !
––––––De ma sonnette mignonnette,
–––––––––––Tin ! tin ! tin !

PORTSABLÉ.
––––––Si ce qu’il me dit est certain,
––––––Si le coupable est la sonnette,
––––––Que le diable soit des tin, tin !
––––––De cette sonnette indiscrète,
–––––––––––Tin ! tin ! tin !

MADAME FAVART.
––––––Il a raison et c’est certain,
––––––Le coupable c’est la sonnette,
––––––Ils sont accourus au tin, tin !
––––––De la sonnette mignonnette,
–––––––––––Tin ! tin ! tin !