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FAVART.

Je viens prévenir monsieur que madame est rentrée…


HECTOR, à part.

Haigne !… animal !…


PONTSABLÉ.

Bon… très-bien… C’est que la vieille dame va mieux…


HECTOR.

C’est impossible… Il ne sait pas ce qu’il dit… tu te trompes… (Il fait des signes à Favart.) Ma femme n’est pas rentrée.


FAVART, sans le voir.

Mais, si, monsieur, puisque je viens de lui parler…


HECTOR, désolé. — À part.

Il ne comprend rien…


PONTSABLÉ, à Hector.

C’est drôle… vous paraissez tout troublé…


HECTOR.

Moi… du tout… au contraire… (Vivement.) Monseigneur désirerait-il prendre un verre de liqueur et un biscuit ?


FAVART.

Du biscuit de Savoie… nous en avons de délicieux.


PONTSABLÉ.

Volontiers, mais plus tard. (A Hector, montrant Favart.) Quel est ce garçon ?…


HECTOR.

C’est… Benoît… un de mes domestiques.


PONTSABLÉ, examinant Favart.

Il a l’air fort intelligent, ce Benoît…


HECTOR, grommelant.

Oui, très-intelligent… (A Favart.) Va-t’en !