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Page:Duru et Chivot, Madame Favart.djvu/53

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FAVART.

Diable, ce serait grave…


HECTOR.

Oui, car elle n’est pas bonne, la chère tante, — mais je suis convaincu que vous vous alarmez à tort, et la preuve, c’est qu’elle est partie sans faire la moindre observation et j’ai même remarqué qu’elle avait été charmante pour Suzanne… Tiens, mais à propos, où est-elle donc, Suzanne ?…


FAVART.

Elle vient de sortir, elle est allée faire les dernières commandes pour la fête de ce soir…


HECTOR.

Fête de mon installation. J’ai invité tous les notable de la ville… Je crois que ce sera superbe et que… (Grand bruit au dehors.) Hein ? Quel est ce bruit ?


MADAME FAVART.

Quelque rixe, sans doute… quelque malfaiteur qu’on vous amène… (A Favart.) Va donc voir, Charles…


FAVART.

Tout de suite…

Il sort. — Nouveau bruit au dehors.


HECTOR, à madame Favart.

Mais non, écoutez… ce sont des cris de joie, des vivats…


MADAME FAVART.

En effet… (Inquiète.) Qu’est-ce que cela signifie ?


FAVART, revenant vivement.

Grande nouvelle ! grande nouvelle ! quel honneur pour vous, mon cher Hector…


HECTOR.

Quoi donc ?


MADAME FAVART, de même.

Parle, parle…