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Scène VI

HECTOR, SUZANNE.



HECTOR, l’embrassant.

Enfin !… je te revois !…


SUZANNE.

Mon ami… quelle imprudence !


HECTOR.

Il n’y a pas de danger… nous sommes seul


SUZANNE.

Mais comment as-tu pu pénétrer dans ce camp ?


HECTOR.

Tu vois, grâce à ce costume de porte-balle… Ah ! c’est que je n’y tenais plus, vois-tu… loin de toi… j’étais inquiet, tourmenté…


SUZANNE.

Et jaloux…


HECTOR.

Et jaloux… je ne m’en cache pas… Si tu crois que c’est rassurant de savoir sa jeune épouse au milieu d’un corps d’armée de soixante mille hommes parmi lesquels il y en a au moins… cinquante-cinq mille de très-entreprenants…


SUZANNE.

Quelle folie !… c’est là justement ce qui devait te rassurer.


HECTOR, étonné.

Comment ?