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Page:Duru et Chivot, Madame Favart.djvu/108

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ENSEMBLE.
––––––––Tyroliens de naissance,
––––––––Tout le jour nous chantons ;
––––––––Gagnant notre existence,
––––––––Du mieux que nous pouvons.
––––––––––La, la, i, ti !
––––––––––La, la, i, ti !
–––––––––––La, i, la !

LE SERGENT.

Sont-ils gentils tous les deux… Mais vous ne ferez pas beaucoup d’affaires avec nous, camarades.


MADAME FAVART.

Tant pis !


HECTOR.

Un peu plus loin, nous serons plus heureux.


LE SERGENT.

À votre aise… essayez…

Il remonte avec les soldats, Hector et madame Favart restent sur le devant de la scène.


MADAME FAVART.

Vous voyez, ça va tout seul… nous voilà de la maison… Il s’agit maintenant de savoir où est mon mari…


HECTOR, refermant les ballots.

Et ma petite femme.


MADAME FAVART.

Et de les avertir que tout est préparé pour notre fuite et qu’une voiture nous attend à cinq cents pas du camp… Cherchons !…


HECTOR, se levant et allant poser les ballots dans un coin à gauche.

Oui, cherchons bien vite !


MADAME FAVART, regardant autour d’elle et apercevant le théâtre.

Un théâtre !…


HECTOR, étonné.

C’est ma foi vrai.