Page:Duplessis - Les Boucaniers (Montbars l'exterminateur), Tome IV, 1853.djvu/315

Cette page a été validée par deux contributeurs.


Selon son habitude, il marchait la tête baissée et tout pensif.

— C’est tout de même vrai, se disait-il a lui-même, que j’ai commis une volerie… Je sais bien que ça n’a fait de mal à personne, mais ça n’empêche pas qu’une volerie est toujours une volerie. Oui, mais si j’avais péché, est-ce que ma brave Sainte-Anne-d’Auray ne m’aurait pas foudroyé. Eh bien ! non, ajouta Alain, après avoir réfléchi, elle ne m’aurait pas foudroyé… Elle se sera dit : Alain a failli, mais, ma foi, au fond c’est pas un méchant gars, et puis il me pratique avec beaucoup de dévotion, et ne me donne