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Il y avait dans la parole du boucanier tant de bonté et tant de sentiment, que le gentilhomme breton se sentit tout attendri : il se rappela la modeste et rare intrépidité déployée par Mathurin lors du sauvetage de Nativa, combien lui, de Morvan, était seul, isolé sur la terre, et, serrant avec effusion la main que lui présentait le maquignon.

— Ma foi, j’accepte de grand cœur l’offre de votre amitié, lui dit-il. Vous m’avez l’air d’un excellent homme.

— Sensible comme une jeune fille et