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ble détail à aborder, sire ! Je me hâte d’ajouter que si je n’avais pas l’honneur de me trouver en ce moment devant le plus grand roi de la terre, je me garderais bien de parler comme je vais le faire. Sire, quelqu’éloignés que nous soyons, nous autres boucaniers, de la mère patrie, nos cœurs ne sont pas tellement détachés de la France, qu’ils ne battent d’orgueil et de joie à ses triomphes, et ne souffrent de ses revers. Nous nous inquiétons, au milieu de notre vie aventureuse, des événements qui se passent de l’autre côté de l’Océan, et nous savons à quel point d’épuisement est réduit aujourd’hui le royaume. Que Votre