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LE PACTE

— Oui.

— Alors ce n’est pas toi qui as égorgé le loup encore tiède que nous avons découvert, non loin ?

— Je ne sors jamais la nuit.

— Ah le plaisant sanglier domestique. Avec cette allure, il voudrait nous faire croire qu’il a peur de prendre l’air…

Le soldat reprit, après un regard derrière lui.

— C’est assez clair, le hardi gaillard qui a tué le loup est un braconnier. Il portait sa chasse et l’a défendue. Elle devait être lourde… Sans quoi il aurait préféré fuir, car on n’est jamais certain d’avoir le dernier mot avec un loup…

Et il termina :

— Les braconniers sont pendus, tu le sais, mon garçon ?

— Oui.

— Alors suis-moi. Nous éclaircirons cela au château.