Page:Dujardin - Antonia, 1899.djvu/266

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
248
LA LÉGENDE D’ANTONIA


Melchior

Près de ces vieillards qui sur elle veillent,
Regardez cette blanche femme qui sommeille.


Gaspard

La clarté du midi
L’enveloppe d’une pureté inouïe.


Balthazar

Autour de son front
Se reflète l’azur le plus profond.


Melchior

C’est autour d’elle
Qu’il semble que la flamme du jour ruisselle
Et que rayonne la lumière la plus belle.


Gaspard

Oh ! qu’elle est frêle et pâle !
Oh ! sur son front quelle sérénité hyménéale !


Balthazar

Elle repose… non, elle est évanouie, mes frères…
Oh ! quelle est-elle, la blanche et divine étrangère ?

Entre un Bûcheron.