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Jean Tapin p147.png
Ils étaient en route pour la gloire.

Cet héroïsme avait transporté notre ami Jean ; l’idée de se faire marin l’avait enthousiasmé.

Il y songeait même sérieusement lorsque Bernadieu, entrant un matin au bureau, s’écria :

— Jean, mon garçon, il y a du nouveau !

— Quoi donc, mon colonel ?

— Nous partons.

— Pour où ? demanda Jean pâle d’émotion.

— Pour l’armée de Sambre-et-Meuse.

L’enfant sursauta.

— Oh ! s’écria-t-il, quel bonheur !

— Oui ; je suis désigné depuis ce matin pour commander une brigade et je t’emmène. Tu as juste vingt-quatre heures pour faire tes adieux à Cathe-