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matinées à écrire, sous la dictée du professeur et les après-midi à chercher des documents pour le travail du lendemain. La conduite de Willoughby Smith n’a jamais donné lieu à aucune remarque ni à Yppingham, ni à Cambridge : j’ai vu ses certificats, il est toujours resté un jeune homme tranquille, travailleur ; il n’a eu aucune faiblesse. Et pourtant, c’est lui qui a trouvé la mort, ce matin, dans le cabinet du professeur, dans des circonstances qui indiquent qu’elle est le résultat d’un crime.

Le vent soufflait toujours avec violence ; Holmes et moi nous approchâmes du feu, tandis que le jeune détective nous fit lentement le récit suivant :

— Il serait difficile de trouver, en Angleterre, une demeure plus tranquille et sur laquelle les bruits du dehors exercent une moindre influence. Des semaines se passaient sans que personne en sortît. Le professeur ne s’occupait que de son ouvrage ; le jeune Smith ne connaissait personne dans les environs, il vivait comme son maître ; les deux femmes n’avaient rien qui leur fît désirer sortir de la maison ; Mortimer, le jardinier chargé de pousser la