Page:Doyle - Sherlock Holmes triomphe.djvu/80

Cette page a été validée par deux contributeurs.


À ce moment, j’étais sûr que c’était à la recherche de la perle des Borgia que nous nous étions attachés. Le nom de la victime avait été le trait d’union. Il ne restait plus enfin qu’un seul buste, celui de Reading, dans lequel devait se trouver la perle. Je l’ai acheté en votre présence à son propriétaire… et la voici !

Nous gardâmes le silence pendant quelques instants.

— Eh bien ! dit Lestrade, je vous ai vu entreprendre bien des affaires, monsieur Holmes, mais je n’en ai jamais vu de mieux conduite. Nous ne sommes pas jaloux de vous, à Scotland Yard… Non, monsieur, nous sommes au contraire très fiers de vous, et si vous y veniez demain, il n’y aurait pas un de nous, depuis le doyen des inspecteurs jusqu’au plus jeune de nos agents, qui ne serait heureux de vous serrer la main.

— Merci, dit Holmes, merci ! et tandis qu’il détournait la tête, il me parut plus ému que je ne l’avait jamais vu. Un instant après, il était redevenu le penseur froid et pratique que je connaissais.

— Mettez la perle dans le coffre-fort, dit-il,