Page:Doyle - Sherlock Holmes triomphe.djvu/47

Cette page a été validée par deux contributeurs.


de vous, monsieur Sherlock Holmes, et, si vous pouvez trouver la clef de cette énigme, je me considérerai comme payé de l’ennui que j’éprouve à vous la raconter.

Holmes s’assit et écouta.

— Toute cette aventure paraît rouler sur ce buste de Napoléon que j’ai acheté, il y a quatre mois, pour orner cette pièce. Je l’ai eu à bon compte, tout près de High Street Station. Je travaille souvent très tard, et j’écris jusqu’à l’aurore. C’est ce que j’ai fait cette nuit : j’étais assis dans mon cabinet qui se trouve sur le derrière de la maison, au dernier étage, quand, vers trois heures du matin, il me sembla entendre du bruit au rez-de-chaussée. J’écoutai et n’entendis plus rien ; j’en conclus qu’il venait de l’extérieur. Cinq minutes après, j’entendis tout à coup un horrible cri, – le plus épouvantable que j’aie jamais entendu, monsieur Holmes ! – et qui retentira toute ma vie à mes oreilles. Je restai quelques instants glacé de frayeur, puis je saisis le tisonnier et je descendis. Quand j’entrai dans cette pièce, je constatai aussitôt que la fenêtre était grande ouverte et que le buste avait disparu. Je me