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comme le propriétaire de la maison : M. Horace Harker, membre du Syndicat de la presse.

— Encore une histoire du buste de Napoléon ! dit Lestrade. Vous avez paru vous y intéresser hier au soir, et, maintenant que l’affaire prend une tournure plus grave, j’ai pensé que vous seriez content de la suivre.

— Quelle tournure ?

— Un meurtre ! Monsieur Harker, veuillez avoir l’amabilité de raconter à ces messieurs ce qui est arrivé.

L’homme à la robe de chambre se tourna vers nous avec une figure des plus tristes :

— C’est extraordinaire ! dit-il. J’ai passé toute ma vie à collectionner les affaires des autres, et maintenant qu’un drame sensationnel m’arrive pour mon propre compte, je suis si agité et si émotionné que je ne puis trouver mes mots. Si j’étais venu ici comme journaliste, je me serais interwievé moi-même et j’aurais trouvé le moyen de pondre deux colonnes dans les journaux du soir. Actuellement, je passe mon temps à raconter mon histoire à tout le monde et suis incapable de l’utiliser pour ma profession. J’ai entendu parler