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sieur Holmes. Je sens, en effet, que le résultat de cette affaire nous échappe.

— Admettons, pour la discussion, que la lettre ait été volée par la femme de chambre ou le valet…

— Ce sont de vieux et de loyaux serviteurs.

— Vous m’avez dit que votre chambre était située au deuxième étage, qu’elle ne communique pas avec l’extérieur et que de l’intérieur personne n’a pu y pénétrer sans être vu ; il est donc évident que c’est quelqu’un de la maison qui s’en est emparé. À qui le voleur a-t-il pu le remettre sinon à l’un de ces espions internationaux ou de ces agents secrets dont les noms me sont assez familiers ? Il y en a trois qui sont, pour ainsi dire, les chefs de l’espionnage. Je commencerai mes recherches et je m’assurerai si chacun d’eux est encore à Londres. Si l’un d’eux est absent, surtout s’il est parti depuis hier au soir, nous aurons une piste qui nous fera deviner à qui la lettre est destinée.

— Pourquoi serait-il parti ? demanda le secrétaire d’État. Il n’avait qu’à porter la lettre à quelque ambassade de Londres.

— Je ne le crois pas. Ces agents travaillent