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lir de sa bouche le récit des faits ; nous examinerons ensuite la salle à manger.

Lady Brackenstall était d’une beauté remarquable. J’ai rarement rencontré une silhouette plus gracieuse, un visage plus beau. C’était une blonde aux cheveux d’or, aux yeux bleus ; son teint devait avoir cette délicatesse de coloris qui convient aux blondes, mais on ne pouvait que le deviner, car les émotions qu’elle avait subies avaient altéré ses traits si purs. Ses souffrances étaient, à la fois, physiques et morales. Un de ses yeux était entouré d’un cercle noirâtre – une ecchymose – qu’une femme de chambre, mince et sévère, était occupée à baigner avec du vinaigre et de l’eau. La pauvre femme était allongée sur un sofa, mais le regard vif qu’elle nous lança, quand nous entrâmes dans la pièce, nous démontra que ni son courage ni sa présence d’esprit ne l’avaient abandonnée dans ces moments terribles. Elle était enveloppée d’une ample robe de chambre bleu et argent et une robe noire pailletée était étendue à côté d’elle, sur le sofa.

— Je vous ai raconté tout ce qui est arrivé, monsieur Hopkins, dit-elle, ne pourriez-vous