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connaissance. La situation de ces pauvres enfants n’est pas difficile à expliquer après ce que vous avez vu. Il y a un an, Godfrey habitait à Londres un appartement meublé et il devint follement amoureux de la fille de sa propriétaire qu’il épousa. Elle était aussi bonne que belle et aussi intelligente qu’elle était bonne. Aucun homme n’eût eu à rougir d’une telle femme, mais Godfrey n’oublia pas qu’il était l’héritier présomptif du vieil oncle et il comprit, sans hésitation possible, que si celui-ci apprenait son mariage, il ne manquerait pas de le déshériter. Je connaissais beaucoup ce jeune homme ; j’appréciais vivement ses nobles qualités ; j’ai fait tout ce que j’ai pu pour lui être utile et tous mes efforts ont eu pour but de tenir son mariage secret. Grâce à l’isolement de ce cottage et à ma discrétion, Godfrey, jusqu’à présent, a réussi. J’étais le seul, avec un fidèle domestique parti en ce moment chercher des secours à Trumpington, à connaître leur union. Enfin, le malheur s’abattit sur eux. La jeune femme tomba malade, d’une phtisie galopante. Le malheureux jeune homme était affolé de douleur et cependant il dut se rendre à