Page:Doyle - Les recrues de Monmouth, trad. Savine, 1911.djvu/99

Cette page n’a pas encore été corrigée


à l'autre.

Je le laissai dans notre meilleure chambre à coucher et allai retrouver mon père, toujours assis, la tête penchée sous le poids des réflexions, dans son coin ordinaire.

-Que pensez-vous de ma trouvaille, papa ? demandai je.

-Un homme de talent et de piété, répondit-il, mais la vérité, c'est qu'il m'a apporté les nouvelles les plus propres à me réjouir le coeur. Aussi n'aurais je pu lui faire mauvais accueil, quand même il eût été le pape de Rome.

-Quelles nouvelles, alors ?

-Les voici, les voici, s'écria-t-il, en tirant la lettre de sa poitrine, l'air tout joyeux. Je vais vous les lire, mon garçon. Non, je ferais mieux d'aller dormir sur cela, et de les lire demain, quand nous aurons les idées plus claires. Que le Seigneur me dirige sur ma route, et qu'il confonde le tyran! Priez, pour avoir des lumières, mon garçon, car il peut se faire que ma vie et la vôtre soient pareillement en jeu.