Page:Doyle - Les recrues de Monmouth, trad. Savine, 1911.djvu/317

Cette page n’a pas encore été corrigée


Le reste de l'escadron se borna à des coups de feu isolés, épars, irréguliers. Puis ils partirent au galop par le chemin de traverse et disparurent parmi les arbres d'où ils étaient sortis.

Mais le résultat n'avait pas été atteint sans de cruelles pertes de notre côté.

Trois hommes avaient été tués et six blessés; l'un d'eux l'avait été fort gravement par le feu de la mousqueterie.

Cinq avaient été sabrés par le peloton de flanc lorsqu'il avait forcé la haie; un seul d'entre eux laissait quelque espoir de guérison.

En outre, un homme avait péri par suite de l'explosion d'un antique pétrinal et un autre avait eu un bras cassé par un coup de pied de cheval.

Nos pertes totales se montaient donc à huit tués et autant de blessés, mais il fallait bien reconnaître que ce nombre était faible, après une escarmouche aussi vive, et en face d'un ennemi qui nous était supérieur en discipline comme en armement.

Les paysans furent si enthousiasmés de leur victoire que ceux d'entre eux, qui avaient pris des chevaux, réclamaient à grands cris la permission de poursuivre les dragons, et cela d'autant plus instamment que Sir Gervas Jérôme et Ruben s'offraient avec ardeur pour les conduire.

Mais Decimus Saxon refusa nettement de se prêter à aucune entreprise de cette sorte.