Page:Doyle - Les recrues de Monmouth, trad. Savine, 1911.djvu/258

Cette page n’a pas encore été corrigée


mus Saxon, dès qu'elle eut disparu, vous voyez aisément où nous en sommes. J'ai presque envie de laisser Monmouth se frayer passage, et de dresser tente dans cette tranquille localité anglaise.

-Votre tente! dites-vous, fit Ruben. C'est une belle tente que celle-ci, avec des caves garnies de vin comme celui que nous buvons. Et quant au repos, mon illustre personnage, si vous établissez votre résidence ici, je vous garantis que vous ne resterez pas longtemps en repos.

-Vous avez vu la dame, dit Saxon, le front tout sillonné de rides sous l'influence de la préoccupation. Elle a bien des choses pour la recommander. Un homme doit pourvoir à ses intérêts. Deux cents livres par an, cela ne se ramasse pas sur la grande route, tous les matins de juin. Ce n'est pas princier, mais c'est quelque chose pour un vieux soldat de fortune qui guerroie depuis trente-cinq ans, qui voit venir le temps où ses membres deviendront raides sous le harnais. Qu'en dit notre savant Flamand: an mulier (est-ce qu'une femme...). Mais, au nom du diable, que se passe-t-il ?

L'exclamation de notre compagnon était provoquée par le bruit d'une légère bousculade derrière la porte, accompagnée d'un: «Oh! monsieur» et: «Qu'est-ce que penseront les servantes ?»

La discussion se termina par la rentrée de Dame Robson, qui avait la figure toute r