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restait à discuter une autre question, celle de l'armement.

Elle donna lieu à plus d'une grave discussion entre Decimus Saxon et mon père.

Chacun d'eux prenait des arguments dans sa propre expérience, et insistait sur les conséquences très graves que pouvait avoir pour le porteur la présence ou l'absence de telle ou telle tassette ou telle ou telle plaque de cuirasse.

Votre arrière-grand-père tenait beaucoup à me voir porter la cuirasse que marquaient encore les traces des lances écossaises de Dunbar, mais lorsque je l'essayai, elle se trouva trop petite pour moi.

J'avoue que j'en fus surpris, car quand je me rappelle l'effroi et le respect que j'éprouvais en contemplant la vaste carrure de mon père, j'avais bien sujet de m'étonner devant cette preuve convaincante que je l'avais dépassé.

Ma mère trouva le moyen d'arranger l'affaire en fendant les courroies latérales et en perçant des trous par lesquels passerait un cordon, et elle fit si bien que je pus ajuster cette cuirasse sans être gêné.

Une paire de tassettes ou cuissards, des brassards pour protéger le bras, et des gantelets furent empruntés à l'attirail de l'ancien soldat du Parlement, ainsi que le lourd sabre droit, et la paire de pistolets d'arçon qui formaient l'armement ordinaire du cavalier.