Page:Doyle - La Grande Ombre.djvu/52

Cette page a été validée par deux contributeurs.


Eh bien ! Edie aurait pu le rouler autour de son doigt comme un chiffon mouillé, elle qui sortait à peine de pension.

Peu de temps après qu’elle fut venu, je le rencontrai, comme il quittait West Inch, toujours clopinant, mais le rouge aux joues, et avec une lueur dans l’œil qui le rajeunissait de dix ans.

Il tordait ses moustaches grises des deux côtés, de façon à en avoir les pointes presque dans les yeux, et il tendait sa bonne jambe avec autant de fierté qu’un joueur de cornemuse.

Que lui avait-elle dit ?

Dieu le sait, mais cela avait fait dans ses veines autant d’effet que du vin vieux.

— Je suis monté pour vous voir, mon garçon, dit-il, mais il faut que je rentre à la maison. Toutefois ma visite n’a pas été perdue, car elle m’a procuré l’occasion de voir la belle cousine, une jeune personne des plus charmantes, des plus attrayantes, mon garçon.

Il avait une façon de parler un peu formaliste, un peu raide, et il se plaisait à interca-