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ses héros selon les caprices de sa fantaisie et les vœux de ses innombrables légions de lecteurs.

C’est à un tout autre genre qu’appartient la Grande Ombre. Conan Doyle a écrit beaucoup de romans historiques, le plus souvent inspirés par l’histoire de France, et ceux qu’il a consacrés à la peinture de l’époque napoléonienne, ne sont pas les moins bien venus de la série.

Un autre Irlandais d’origine, Charles Lever, lui avait tracé la voie, mais avec moins de brio, de vie et de relief. À ce point de vue il y a une grande distance entre Tom Bourke et Les exploits du colonel Gérard, mais le désir de rendre justice à son grand adversaire et de juger un soldat en soldat est le même chez les deux romanciers. Cependant Conan Doyle est plus voisin peut-être d’Erckmann-Chatrian, dont les récits ont nourri notre enfance et sans doute la sienne — que de Charles Lever. Le parallèle pourrait être établi et poursuivi entre le petit conscrit de 1813