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Arthur Conan Doyle est pourtant le dernier venu d’une lignée d’artistes qui ont laissé une trace glorieuse dans la carrière.

Son grand-père, John Doyle, élève du paysagiste Gabrielli et du miniaturiste Comerfort, fut un caricaturiste célèbre. Sous la signature H. B., son crayon s’attaqua à tout ce qu’il y avait d’illustre dans les générations de son temps (1798-1808). Thackeray, Macaulay, Wordsworth, Rogers, Haydon, Moore ont cent fois reconnu ses mérites et salué ce qu’ils appelaient presque son génie.

Richard, ou mieux Dick Doyle, élève de son père, marchant sur ses brisées, débuta comme caricaturiste à 17 ans et, de 1843 à 1850, il fit la joie des abonnés du Punch, mais alors des scrupules religieux lui interdirent de collaborer à une feuille satirique, qui bafouait ce qui était à ses yeux sacré comme le plus cher des legs des aïeux, la foi catholique profondément ancrée en son âme d’Irlandais. Il s’éloigna du Punch, mais ce ne fut point